Cécile Faulhaber

J’ai toujours eu la sensation de ne pas me sentir à ma place, qu’autre chose est possible, de plus juste, plus vivant, avec plus de sens. J’ai mis au moins 35 ans avant de l’assumer. Puis encore quelques années avant de me défaire d’un environnement confortable. Puis encore quelques années à commencer à me trouver. Car une fois qu’on s’est défait, vient la quête, le Graal insondable, le truc pas forcément simple quoi. Mais si on se met pas en mouvement pour chercher, on risque pas de trouver hein!

Faut dire que j’ai fait tout bien: bonnes études, des bons jobs dans des bonnes start up parisiennes, un bon salaire, des compétitions sportives, des concerts de clarinette… mais je m’ennuyais ferme. Et les histoires amoureuses n’y changeaient rien. Au contraire, j’étais pas très forte à ça non plus. Un jour la vie m’a mise face à la mort. Comme une révélation j’ai réalisé que la vie est courte, et peut s’arrêter en un instant. Il est urgent de vivre. Maintenant. J’ai bougé mes fesses.

Rencontres, expériences, voyages, découvertes, lectures, idées nouvelle sont devenus ma nourriture. L’envie de participer à la société, de sortir de son petit Soi tout rabougri pour contribuer, même un tout petit peu, au bien-être des autres, à une société plus humaine, écolo, connectée et joyeuse, mon moteur. ça motive vachement plus que de donner son temps et ses compétences pour faire de la croissance à 2 chiffres pour des actionnaires et des projets sans grand sens pour le bien-être commun! non?

Alors j’ai commencé mon chemin en travaillant au lancement d’une start up de l’économie sociale et solidaire HelloAsso, qui est devenu LE cas d’école des start up alternatives (hop petit coup de pub)! puis je suis partie marcher, seule, into the wild, vers Saint Jacques de Compostelle. Sur le chemin j’ai rencontré Dieu, l’amour du tout, de moi, des autres, de la nature. Je suis devenue écolo et même spirituelle (moi la parisienne business woman compétitrice!). Puis j’ai vécu plusieurs années en pleine campagne (le Forez, vous connaissez? non hein…ben voilà, c’est pour ça que j’y étais) où j’ai monté une épicerie coopérative. J’ai connu les joies de la campagne…et ses déboires. J’ai aussi vécu sur l’île de Sein, un caillou minuscule, travaillé avec des artistes. Je suis remontée à Paris pour faire du cabaret burlesque, libérer ma féminité et la femme sauvage qui est en moi et faire quelques sketchs de stand-up sur ces thématiques.

Puis le besoin de me nourrir ailleurs s’est fait évidence: je suis revenue de plusieurs mois passés sur une île au large de Vancouver (Salt Spring) avec un film de 40 minutes sur une école de la nature sauvage: « l’autre connexion ». Le sujet du film est une école où les enfants pratiquent la connexion à soi, aux autres et à la nature au quotidien, toute l’année.

La vision globale que j’ai expérimentée là bas fait (enfin) écho à la mienne. Ma quête de sens a trouvé sa fin. Partager cette vision est devenue ma raison d’être.

Emmanuelle Dingli

Femme en recherche, avec une profonde envie de trouver du sens, d’être libre et d’assumer qui je suis (ce qui n’est pas encore gagné :)). Je navigue depuis quelques années avec Cécile qui me pousse à aller vers mes envies et me pousse tout court d’ailleurs :)……
Avec Troisième Option et le film « L’Autre Connexion », j’ai trouvé ce que je n’imaginais encore pas, que s’investir dans un projet auquel on croit, qui a du sens, nous faisait nous dépasser à ce point et que la Vie nous aidait toujours. Oui toujours, si c’est juste hein…
Alors on est poussé à donner notre maximum….faut pas s’oublier non plus quand même.
Quelle belle aventure, quelle belle expérience, que de belles rencontres (même si je suis plutôt en dehors du champ, celle qu’on ne voit pas, qui est cachée, derrière l’ordinateur la plupart du temps :))
Je m’occupe principalement des aspects administratifs, logistiques, des outils informatiques, des réseaux sociaux…..un peu tout…..
Au plaisir de vous rencontrer.